Presse et textes divers
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Ecclesiaste, 19ss ----------------------------------------------------- Entre SAMBRE et MEUSE, Vers L’avenir 2 juin 2009. Le CREAVES, centre de revalidation des espèces animales sauvages Emmanuelle Van Noppen est spécialiste en peinture animalière. Longtemps illustratrice scientifique au Musée Royal de L’Afrique Centrale de Tervuren, elle est aujourd’hui une retraitée plus qu’active qui est notamment «tombée amoureuse» du CREAVES de Virelles. Mme Van Noppen vient d’ailleurs de réaliser le nouveau logo du centre. Emmanuelle, vous n’êtes pas originaire de la région. Comment avez-vous connu l’existence du CREAVES? « Lors d’une exposition dans le cadre de Namur Nature, j’ai fait la connaissance du responsable des expositions de l’Aquascope. Intéressé par mes œuvres, il m’a demandé de venir exposer à Virelles. C’est en août dernier que je suis donc venue, mes peintures sous le bras et que j’ai fait la connaissance du centre. C’est un endroit extraordinaire où règne une formidable ambiance. En fait, c’est une grande famille ici ! » Vous vous êtes donc immédiatement attachée à l’endroit? « Et comment! C’est donc naturellement, en bavardant avec les responsables, que j’ai accepté de réaliser le logo du centre. Je l’ai voulu humoristique, même si leur tâche requiert un savoir-faire et un sérieux constant. » Vous comptez revenir un jour exposer à Virelles? « C’est déjà prévu. En septembre 2010, Nathalie Annoye - qui d’ailleurs fait partie des artistes du village d’aujourd’hui - et moi allons monter une exposition de photographies et peintures dédiées aux animaux nocturnes. J’ai déjà hâte d’y être et pouvoir retrouver ce cadre idyllique où l’Art communie avec la Nature. » V.Co. ---------------------------- |
Aux cimaises liégeoises 1975 A la galerie " L'Etuve " A l’Etuve, s’est terminée l’exposition d’Emmanuelle Van Noppen qui aura certes en cette salle, marqué la saison par son étonnante personnalité Qu’attendre après tant de perfection dans le dessin unie à tant de vivacité dans l’imagination? Son inspiration est aussi peu commune que son métier. Rompu par profession à la précision et à la rigueur qu’elle a apprises en dessinant d’abord des planches anatomiques puis des animaux, des minéraux pour des organismes scientifiques, elle s’est guéri de la fièvre trépidante de ses contemporains et a su oublier l’obsession du rendement et de l’effet facile. Pour échapper sans doute à l’ascèse morne et rebutante de sa profession, elle désorganise la nature et rebâtit avec une alerte fantaisie des créatures étranges, assemblages hétéroclites d’organes d’araignées, de vers ou d’étoiles de mer. Sa démarche ne se limite toutefois pas à de superficiels puzzles zoologiques car elle n’hésite pas à s’aventurer dans les voies parfois hermétiques d’un symbolisme déroutant qui la poussent d’instinct vers l’ésotérisme alchimique; les références au Grand Œuvre ne manquent pas: que chercherait sinon ce chevalier mi-âne mi-singe, adepte inachevé, sur la piste d’un Graal toujours fuyant, et comment lire cette pyramide renversée plongée dans l’incréé d’où tire ses racines un arbre à la ramure ornée de l’œil béant de la connaissance. Si même là une certaine gaîté baigne le graphisme, ce n’est qu’apparence, l’humour sournoisement chez elle distille l’amertume et la tragique ironie des quêtes frénétiques et définitivement sans espoir. L.DISPAS |
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Poème, extrait du recueil de poésies et textes animaliers. D'un trait de crayon mon rêve s’esquisse sur la toile
D’un trait de plume, mon rêve prend corps
sur ce support.
D’un trait de pinceau, mon rêve se colore
aux couleurs de l’univers.
Sous la signature
mon âme laisse la trace de ma personne.
Rêve et réalité réunis,
se donnent à contempler. D’autres, face à l’œuvre, se reconnaissent et se découvrent,
dans leur commune contemplation
de la forme confiée à la toile
Entre l’œuvre re-créée et l’oeuvre que nous sommes,
jaillit un bref éclair d’éternité.
Dans ma méditation créatrice, guidée par une main souveraine,
un message de vie s’est transmis.
L’œuvre de la main humaine,
s’efface devant le Verbe qui vient
pour dire à l’âme sereine
sa reconnaissance éternelle.
Un oiseau vient de passer… ------------------------------------- "ELOGE à la NATURE" Naissance onirique de l’œuvre Au plus intime de ma pensée, l’œuvre s’ébauche.
Sous l’effleurement de mon pinceau,
elle prend forme,
et s’épanouit.
Entrée par effraction dans le jardin secret de mon âme-paradis,
l’œuvre éclôt sur l’arbre de vie
puis volette et se réfléchit
dans le miroir de mon âme-paradis.
Dans le chassé-croisé du regard et de la vision encore ineffable,
le proche et le lointain s’enlacent
en des jeux de mystère.
Instants de bonheur fugace,
sitôt nés, sitôt révélés.
Par les mille trous du feuillage voilant la nudité du temps
l’œuvre,
engendrée dans le rêve,
nous observe…
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| ----------------------------------------- Hommage au Créateur Trace fugace Dans l’aube claire d’un matin, encore humide du parfum que recèle en son sein la nuit, mon âme sort de la rosée d’un rêve d’art, indéfini encor, qui n’aspire qu’à prendre corps… Sur sa palette diligente, De perle d’eau en perles d’huile, mon art fait le plein de couleurs, à la lumière du Créateur. Mon seul besoin, mon seul désir, faute de contempler sa gloire : dont témoigne la nature, est de concevoir à mon tour, avec le don qu’Il m’a donné, un reflet de Sa beauté. L’art est contemplation : par lui je vois ce que si peu de gens perçoivent. Ayant vu, je donne à voir quelques reflets, quelques facettes de la beauté divine, saisis à la sauvette, pour l’honneur du Créateur. C’est ma contemplation. C’est mon adoration. Mon chant d’action de grâce. Telle est ma joie, et elle est immense : recréer par mon art une infime partie du Grand Œuvre de Dieu, si fugace qu’en soit la trace. |
| ------------------------------------------- Non, ce n’est pas un rêve Oyez, oyez ! Birds Bay s’en est allé à tire-d’aile, nicher à l’abri du "Bois des rêves" le bien nommé… Entendez les bruissements de plumes, les pépiements des éclopés, des rescapés de la gent ailée accrochée aux doigts de verdure de la main tutélaire de Birds Bay Hôtes fragiles, faibles ou perclus, ils viennent, qui l’aile en berne, qui la patte claudicante, qui, le chef déplumé, se réfugier chez un Birds Bay illuminé qui les accueille au Bois des rêves… Quand je vous dis que ce n’est pas un rêve ! R.M MACINA |